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L’orientation sexuelle à l’épreuve du djihad

 

ILLUSTRATION OLIVIER BONHOMME

Sur le territoire qu’elle contrôle entre la Syrie et l’Irak, l’organisation Etat islamique (EI) a pour coutume de précipiter les homosexuels du haut des immeubles. Si le Coran ne condamne pas explicitement l’homosexualité, la mouvance djihadiste, se fondant sur certains hadiths (des paroles rapportées du Prophète), tient la sodomie pour une « abomination » et accuse les démocraties occidentales, entre mille maux, d’avoir « légalisé » l’homosexualité.

L’EI vient pourtant coup sur coup de revendiquer deux attaques perpétrées par des « soldats » du « califat », qui se sont avérés avoir une sexualité peu en phase avec le rigorisme en vigueur à Rakka. Dans la nuit du 11 au 12 juin, Omar Mateen tue 49 personnes dans une boîte de nuit gay d’Orlando, en Floride, et prête allégeance à l’Etat islamique.

Dès le lendemain, l’organisation s’empresse de revendiquer cet attentat contre les « sodomites ». Peut-être un peu vite. Quelques jours plus tard, le témoignage d’un amant laisse entendre que le tueur était « 100 % gay ». Son homosexualité, « honteuse » au sens psychanalytique – c’est-à-dire vécue mais non assumée – semble l’avoir conduit à développer une haine contre ses propres penchants : « Il y avait définitivement des moments où il exprimait son intolérance envers les homosexuels », a témoigné son ex-femme dans les médias américains.

Un mois plus tard, le 16 juillet, l’EI revendique de nouveau une attaque perpétrée par un époux décrit comme « violent » qui fréquentait, lui aussi, des hommes : le soir du 14 juillet, Mohamed Lahouaiej Bouhlel a tué 84 personnes au volant d’un camion, à Nice. Si aucune trace d’allégeance n’a été retrouvée, le jeune homme s’intéressait de longue date à la propagande de l’Etat islamique. Là encore, les révélations sur sa vie sexuelle « dissolue », selon les termes du procureur de Paris, ne seront relayées par la presse qu’après le communiqué de revendication de l’organisation terroriste.

« Haine de soi »

Le profil de ces deux tueurs a jeté un doute sur la dimension djihadiste de leur acte. Ils constituent sans doute, chacun à sa façon, des cas limites, aux confins de la psychiatrie et de l’idéologie. « Les cas extrêmes peuvent paraître caricaturaux, mais ils permettent de penser les autres cas : ils opèrent un grossissement, comme au microscope, de ce qui n’apparaît pas à première vue chez d’autres », souligne Fethi Benslama, professeur de psychopathologie et auteur d’Un furieux désir de sacrifice. Le surmusulman (Seuil, 160 p., 15 euros).

« Dans le cas d’Orlando, ce n’est évidemment pas l’homosexualité qui est à l’origine du passage à l’acte, mais une haine de soi prise dans l’homosexualité. Il faut toujours inscrire la sexualité dans un cadre personnel, et sans doute ici pathologique. L’homosexualité d’Omar Mateen a pu lui apparaître comme une abomination qu’il a fallu traiter, par l’effacement de soi-même et de ceux qui l’incarnent. »

Au-delà des cas particuliers des tueurs de Nice et d’Orlando, la question de l’identité sexuelle est loin d’être marginale dans la sphère djihadiste. Selon les informations du Monde, plusieurs islamistes, dont l’adhésion à la doctrine est établie, ont eu des penchants homosexuels plus ou moins assumés.

L’exposition de leur cas n’a pas pour but de minorer la dimension politique du terrorisme, pas plus que le désir de transcendance d’une jeunesse engluée dans le matérialisme. Il ne s’agit pas davantage de proposer une lecture simpliste des ressorts psychologiques de l’embrigadement, qui sont aussi divers que les parcours.

La récurrence de ces profils particuliers tend néanmoins à révéler ce que la « grande cause » idéologique peut cacher de « petites causes » intimes. Les acteurs amenés à travailler sur les ressorts de l’embrigadement le constatent : ce qui demande réparation dans la radicalité relève souvent d’une construction défaillante de l’identité. Une identité bancale qui peut être culturelle, sociale mais aussi sexuelle.

Les « penchants homosexuels » de Chérif Kouachi

Le terroriste le plus célèbre à avoir eu une sexualité en contradiction avec la cause qu’il servait est Chérif Kouachi, un des tueurs de Charlie Hebdo. Alors qu’il est sur écoute et fait l’objet d’une surveillance physique, une note déclassifiée de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) relate sobrement : « Ses penchants homosexuels étaient également découverts à ce moment. » Les enquêteurs ont constaté qu’il avait un amant.

Chérif Kouachi commettra quelques années plus tard un massacre dans les locaux de Charlie Hebdo. Confronté à deux interdits – la sodomie et la représentation du Prophète –, le tueur semble avoir choisi de condamner à mort les transgresseurs du deuxième tabou, purifiant ses propres « fautes » par la grâce du martyr. « Les djihadistes sont souvent des transgresseurs qui cherchent à effacer leurs péchés », souligne M. Benslama.

« Les personnalités astructurées ont deux mécanismes de défense : le clivage – comme les djihadistes, ils sont binaires et départagent le pur de l’impur – et la projection, qui consiste à rejeter sur l’autre ce qu’on ne peut héberger en soi », explique la psychothérapeute de l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat) chargée de poser un diagnostic sur les signalements de radicalisation, qui a souhaité rester anonyme. « Ce mécanisme projectif, qui est au cœur de la paranoïa, revient à désigner des ennemis, abonde le psychiatre Serge Hefez. Pour Daech, ce sont les homosexuels, les juifs, les apostats, etc. »

« Je souhaitais me racheter »

Le parcours d’un jeune djihadiste converti, dont nous avons choisi de taire l’identité, illustre à quel point le puritanisme salafiste peut être une façon de gérer ses conflits intérieurs. A son retour de Syrie, M. est débriefé par les services de renseignement. Le policier lui demande pourquoi il s’est converti à l’islam. « A cette époque je n’étais pas croyant, je me sentais homosexuel (…) L’islam m’a paru vrai, j’ai compris que l’islam était fait pour moi, et depuis plus d’une année je ne me sens plus homosexuel. Je n’ai plus eu de rapport sexuel depuis. Par contre, je continue à chatter avec des homosexuels, notamment sur Facebook. »

Sa conversion semble avoir eu pour objectif de circonscrire des désirs vécus comme honteux. Mais le subterfuge n’opère pas. Peu après sa conversion, M. projette de rejoindre Gaza. L’enquêteur : « Vos projets à Gaza sont parfois présentés sous l’angle de fantasmes sexuels. Le 4 décembre 2012, vous déclarez à X que vous seriez heureux de vous faire violer dans les tunnels reliant Rafah à Gaza. Qu’avez-vous à dire à ce propos ? » Le converti : « Vous me lisez un extrait de ma conversation et il est vrai qu’avoir des rapports hard là-bas m’aurait intéressé. »

M. décide finalement de partir pour Rakka. Avant son départ, il discute sur Facebook avec un combattant sur place et tente de convaincre deux jeunes hommes de 17 ans de le suivre. « Peut-être que le djihad servait de prétexte pour entrer en contact avec ces gens, admet-il. Avec du recul, je me rends compte qu’il pouvait s’agir d’une forme de drague. » Il affirme que ses trois « compagnons de voyage (…) étaient au courant de [s] on passé homosexuel, déjà avant [leur] arrivée en Syrie ».

A peine arrivé à Rakka, le jeune homme est envoyé au cachot durant une cinquantaine de jours. La police islamique a découvert des photos compromettantes dans son appareil photo. Il échappera miraculeusement à la mort, et sera finalement autorisé à rentrer chez lui. L’enquêteur qui l’auditionne à son retour est interloqué par ce manque de prudence : « Je ne recherchais pas de danger, assure pourtant le jeune homme, je souhaitais plutôt me racheter pour ma conduite homosexuelle contraire à l’islam. »

« Etouffer » les pulsions

Si l’expérience de M. est sans aucun doute singulière, elle révèle des dynamiques à l’œuvre dans la radicalisation. « Des interdits aussi forts, aussi rigides, peuvent répondre à un besoin de structuration : ça contient, ça sécurise », explique la psychologue de l’Uclat. Sur la dizaine de signalements pertinents de personnes radicalisées qui remontent chaque jour via la plate-forme téléphonique mise en place en 2014, elle estime qu’environ un tiers des cas « présentent des difficultés à réaliser leur identité sexuelle, souvent en raison d’un traumatisme durant l’enfance ».

« L’engagement dans la religion permet de tenter de se débarrasser de ses pulsions homosexuelles, de les étouffer, complète Fethi Benslama. L’individu va être amené à exercer une forme de répression tout en éprouvant une plus grande culpabilité. Ce qu’il pense être un traitement devient un calvaire. Les grandes figures chrétiennes ont été confrontées à ce genre de processus. Cette idéologie ne fait qu’aggraver leur volonté de purification. Chez des personnalités perturbées, elle peut se lier à de l’agressivité, vis-à-vis de soi-même et des autres. »

Dans un dossier d’instruction de filière djihadiste, les enquêteurs ont mis la main sur le disque dur d’un candidat au départ qui illustre l’importance de ces pulsions contraires. Une quantité impressionnante de matériel pornographique a été saisie. « Constatons la présence de 33 641 fichiers photographiques. Il s’agit en grande majorité d’images copiées via Internet, photos de charme ou pornographiques hétérosexuelles, homosexuelles ou lesbiennes », relève le procès-verbal.

« Il y a mille façons de se radicaliser, mais j’en ai en effet vu un certain nombre pour qui cette question de l’homosexualité honteuse est très présente », confirme Serge Hefez, qui suit une quinzaine de jeunes radicalisés. L’un de ses patients particulièrement radicalisés alterne, à en croire ses données de connexion Internet, la consultation de sites djihadistes violents – notamment des vidéos de décapitations – avec des sites pornos gays.

« Ta main sur ma poitrine »

D’autres djihadistes semblent vivre leur homosexualité de façon plus assumée. C’est le cas de ce recruteur, dont la conversation téléphonique avec une recrue a été interceptée par les enquêteurs. Les deux hommes reviennent sur leur dernière réunion préparatoire avant de partir en Syrie. Ils ont passé la nuit dans une maison. La recrue : « J’ai senti, tu m’as fait un bisou sur le front… Tu as passé ta main sous mon tee-shirt, tu t’es retrouvé avec ta main sur ma poitrine… » Le recruteur : « Je fais de l’apnée du sommeil et du somnambulisme (…). J’espère que tu ne te fais pas des films et a une mauvaise image de moi. »

Après un an passé en Syrie, ce recruteur repasse la frontière turque et décide de se rendre. Il contacte les autorités françaises, qui demandent aussitôt à leurs homologues turques de l’intercepter. Son interpellation rocambolesque est relatée par un membre des services de renseignement français : « Après l’avoir filoché en train de faire la tournée des bars gays d’Istanbul, les Turcs ont fini par nous rappeler : Vous avez dû vous tromper. On a dû les convaincre que c’était bien lui. »

Ce djihadiste n’avait pas l’intention de se faire exploser à son retour en France. Mais comment expliquer qu’il ait décidé de passer un an en Syrie sous la férule d’une idéologie qui le condamnait théoriquement à mort ? « Certains homosexuels honteux peuvent rechercher le contact d’autres hommes dans le cadre d’une camaraderie virile afin de sublimer des désirs dissimulés », explique la psychologue de l’Uclat. « Il y a une fascination par rapport à la figure du soldat viril, avec la création d’un entre-soi masculin, un univers étanche à la femme », interprète Serge Hefez.

« Les crises d’identité menant à la radicalité peuvent être multiples, résume un responsable de la lutte contre la radicalisation. La religion est une sublimation. La verticalité permet de gérer ses frustrations : on se marie avec Dieu. » Ce qui ne manque pas d’induire des contradictions fortes chez certains candidats au djihad.

 

 

LE MONDE

Irak : un homme meurt en s’interposant face à un kamikaze de Daesh

mort interposition daech

Trois membres de Daesh se sont rendus dans la ville de Balad, en Irak, dans l’objectif de commettre un carnage. Mais un homme courageux a sacrifié sa vie pour préserver celle des autres.

Daesh commet aussi de nombreux attentats en Irak et en Syrie, même si les médias n’en parlent pas toujours, observe le site non-stop-zapping.com. Le 7 juillet dernier, trois membres de l’organisation terroriste se sont rendus dans la ville de Balad, à 80 kilomètres de Bagdad dans l’objectif de commettre un carnage en se faisant exploser.

Un héros national

Le bilan de cet attentat de Daesh aurait pu être très lourd sans l’intervention d’un homme que l’Irak célèbre aujourd’hui en héros national. En effet, Najih Shakir Al-Badawi, un homme très courageux, s’est interposé face à un des kamikazes.

Malheureusement, un troisième homme de Daesh, présent aux côtés de Najih Shakir Al-Badawi, a vu la scène, et s’est empressé d’actionner sa propre ceinture explosive. Le bilan cet attentat est lourd avec pas moins de 40 morts et 74 blessés à déplorer, mais aurait pu être pire, l’attaque ayant eu lieu lors d’une heure de grande affluence.

L’Info

En Suisse, l’intention de rejoindre Daech suffit pour être condamné

police suisse

La justice helvétique a franchi le pas en sanctionnant un prétendant au djihad, arrêté à l’aéroport de Zurich, avant même qu’il ne prenne l’avion.

Aurait-on pu stopper Mohamed Lahouaiej Bouhlel juste avant qu’il ne monte dans son camion pour commettre ce massacre à Nice, si la police avait eu connaissance de ses intentions meurtrières ?

Répondre à cette question consiste à en poser deux autres : peut-on arrêter un apprenti terroriste, qui n’est pas encore passé à l’acte ? Puis ensuite le juger pour un crime qu’il n’a pas encore commis ? À ces interrogations, la justice suisse, pour la première fois, a répondu positivement en condamnant en fin de semaine dernière Ahmed, un Libano-Suisse âgé de 26 ans. Il avait été arrêté le 7 avril 2015 à l’aéroport de Zurich alors qu’il s’apprêtait à s’envoler vers la Turquie, pour ensuite rejoindre l’organisation État islamique en Syrie.

Pour le condamner, certes, à une peine légère – dix-huit mois avec sursis –, le Tribunal pénal fédéral, la plus haute instance judiciaire de la Confédération, s’est appuyée sur la loi fédérale interdisant les groupes Al-Qaïda et État islamique. Le simple fait « d’encourager les activités » de ces organisations terroristes est puni d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement. Or, l’enquête a pu démontrer qu’Ahmed, né en Suisse dans une famille libanaise d’origine modeste, a eu des contacts réguliers avec l’organisation terroriste pendant huit mois. Pour rejoindre Daech, il est entré en relation avec un passeur à la frontière turco-syrienne et il s’est procuré un billet d’avion. « Toute intention de vouloir rejoindre un groupe de combattants en Syrie revient à les soutenir, même sans organisation concrète d’action (…) Car ce n’est qu’avec des recrues que les groupes peuvent commettre leurs crimes », souligne Juliette Noto, procureure générale, citée par La Tribune de Genève.

Il voulait mourir en martyr

Par ailleurs, Ahmed était en possession de vidéos de décapitation, de lapidation, de crucifixion. Enfin, en novembre 2014, communiquant avec son amie, Ahmed lui aurait avoué son souhait de « mourir en martyr », ajoutant qu’il savait que son déplacement en Syrie pouvait lui valoir cinq ans de prison. Pour sa défense, le Libano-Suisse a affirmé qu’il n’allait en Syrie que pour rendre visite à des amis et pour participer à un programme d’aide humanitaire en faveur des victimes de la guerre civile. Des explications qui n’ont guère convaincu le tribunal pénal fédéral.

Le Ministère public de la Confédération réclamait deux ans de prison avec sursis. Le candidat au djihad n’a finalement été condamné qu’à dix-huit mois. Une clémence due à son assiduité au programme de déradicalisation. Chômeur, le prétendant au djihad vit aujourd’hui à Winterthur, en Suisse alémanique, chez sa mère, avec sa femme et leur fils, grâce à l’aide sociale. Au moment de son arrestation à l’aéroport de Zurich, en avril 2015, sa compagne était enceinte de deux mois.

Des capacités intellectuelles limitées

Contrairement à beaucoup d’autres volontaires pour intégrer les rangs de l’organisation État islamique, ce Libano-Suisse n’est jamais tombé dans la délinquance. C’est au contraire un homme très religieux, fréquentant la mosquée quotidiennement. Malheureusement une mosquée influencée par l’islam radical. À la suite de l’ancien champion du monde de boxe thaïe, Valdet Gashi, d’origine kosovare, plusieurs jeunes de Winterthur ont rejoint les rangs de Daech en Syrie. Selon certaines sources, Valdet Gashi aurait été tué depuis.

Évoquant Ahmed, le quotidien Le Temps de Lausanne parle d’un jeune homme aux capacités intellectuelles limitées, peu scolarisé, très influençable, et qui n’a jamais pu conserver longtemps de petits boulots, dans une station-service ou dans une entreprise de jardinage.

 

Dreuz Info

L’État islamique menace d’intensifier ses attaques en France et vise pour la 1ère fois Marseille

TERRORISME – Le groupe extrémiste Etat islamique a menacé d’intensifier ses attaques contre la France dans une vidéo postée sur des réseaux sociaux mercredi soir et où apparaissent deux jihadistes francophones.

Ces derniers félicitent l’auteur de la tuerie de Nice qui a fait 84 morts le soir du 14 juillet, et procèdent à la décapitation de deux hommes qu’ils accusent d’avoir « espionné » l’EI, un « message » pour la France, selon cette vidéo que mentionne également SITE, le centre américain de surveillance des sites jihadistes.

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La vidéo aurait été « produite » par Daech dans la province irakienne de Ninive (nord) où l’EI contrôle des territoires, selon SITE. Comme le note sur Twitter Romain Caillet, spécialiste des questions islamistes, plusieurs villes françaises sont directement citées dans la liste des cibles, dont Marseille pour la 1ère fois.

2L’EI avait revendiqué samedi l’attaque de Nice en affirmant qu’elle venait « en réponse aux appels du groupe à prendre pour cible les pays faisant partie de la coalition » antijihadiste en Irak et en Syrie. La France fait partie de cette coalition menée par les Etats-Unis qui bombarde des positions du groupe ultraradical.

Des experts estiment que l’EI ne semble pas avoir organisé directement les récentes attaques en France ou en Allemagne mais pourrait avoir inspiré ses auteurs et chercher à renforcer son image de terreur en les revendiquant.

 

HUFFINGTONPOST

Les rebelles syriens prennent le QG de l’EI à Manbij en Syrie

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Les insurgés en lutte contre les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) en Syrie se sont emparés durant le week-end du quartier général de l’EI dans la partie ouest de la ville de Manbij, a déclaré mardi l’armée américaine.

Le QG de l’EI, situé à l’intérieur d’un hôpital, était utilisé comme centre de logistique aussi bien que de commandement. Les rebelles syriens soutenus par les États-Unis ont également pris le contrôle d’une partie de la ville, permettant aux civils du quartier de fuir les combats, lit-on dans le communiqué de l’armée américaine.

Les insurgés syriens poursuivent la lutte contre l’EI sur quatre fronts pour le contrôle de Manbij, en direction du centre. Les djihadistes ont lancé des contre-attaques mais les insurgés accentuent la pression grâce à l’appui de frappes aériennes de la coalition internationale, ajoute l’armée dans son communiqué.

La coalition, lit-on, a mené plus de 450 frappes aériennes dans le secteur de Manbij, dans le nord de la Syrie, depuis le lancement des opérations de reprise de la ville, voici plusieurs semaines.

 

 

OUEST FRANCE

L’attaque à la hache revendiquée par l’EI, une première en Allemagne

Des policiers allemands se tiennent près du train où a eu lieu l'attaque à la hache, à Würzburg, en Allemagne, le 18 juillet 2016

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué mardi une attaque à la hache perpétrée la veille par un jeune Afghan dans un train qui a fait quatre blessés, une première en Allemagne, pays jusqu’ici épargné par les attentats islamistes de grande ampleur.

L’organisation a affirmé que le jeune demandeur d’asile de 17 ans qui a blessé dans un train lundi soir quatre personnes près de Wurtzbourg (sud), dont deux sont entre la vie et la mort, était un de ses « combattants », selon l’agence Amaq liée à l’EI.

« Il a mené cette opération en réponse aux appels à viser les pays de la coalition (dirigée par Washington) qui combat l’EI » en Syrie et en Irak, a affirmé Amaq.

Un drapeau de l’organisation EI, « fabriqué artisanalement », a été retrouvé dans la chambre du jeune Afghan, qui a été tué par la police après avoir pris la fuite, a annoncé de son côté le ministre de l’Intérieur régional de Bavière, Joachim Herrmann.

Tout en se montrant prudent sur les motivations du jeune homme arrivé il y a deux ans en Allemagne en tant que « mineur non accompagné », il a également expliqué que selon un témoin, l’assaillant avait crié « Allah Akbar » (Dieu est grand) avant de commettre ses forfaits.

- ‘Radicalisé tout seul?’ -

Toutefois, a jugé le ministre, il faut maintenant « soigneusement enquêter » sur les motivations du demandeur d’asile, qui a agi seul dans le train, afin de déterminer s’il appartenait à la mouvance islamiste ou s’il s’est « radicalisé tout seul très récemment ».

« A l’heure actuelle, je ne m’associe à aucune spéculation », a souligné M. Herrmann. « Il était seul (…) dans le train. Il a commis les faits tout seul », a-t-il ajouté.

L’Afghan, qui a déposé une demande d’asile en Allemagne l’an dernier, n’était pas connu des services de renseignements. Il vivait depuis environ deux semaines dans une famille d’accueil de la localité d’Ochsenfurt, voisine de l’endroit où se sont déroulés les faits.

Lundi soir vers 21h15 locales, le jeune homme a grièvement blessé à coups de hache et de couteau quatre passagers d’un train régional assurant une liaison entre les villes de Treuchtlingen et Wurtzbourg en Bavière (sud).

« Au moins deux » d’entre elles sont « en danger de mort », selon M. Herrmann à la chaîne de télévision publique ZDF.

Les quatre personnes blessées sont originaires de Hong Kong, selon les autorités chinoises, et cinq membres d’une même famille au total ont été attaqués.

Plusieurs personnes étaient en état de choc. Un riverain, qui a pu monter à bord du train, a décrit une « scène de boucherie » à l’intérieur, selon l’agence de presse DPA. La voiture du train portait des traces de sang et des pansements abandonnés sur place par les équipes de secours.

La police a tué le jeune homme lorsqu’il a tenté de s’en prendre à elle avec ses armes blanches. Après que le système d’arrêt d’urgence du train a été activé, il a pris la fuite en sautant du train.

L’Allemagne n’a jusqu’à présent pas été touchée par une attaque jihadiste de grande ampleur, contrairement à ses voisins français et belge, mais les autorités ont, à de nombreuses reprises, fait savoir qu’elle pouvait être une cible.

Jusqu’à présent, seules des agressions isolées liées au jihadisme ont eu lieu.

Une attaque au couteau a été perpétrée contre un policier par une adolescente de 15 ans en février à la gare de Hanovre (nord). L’enquête a démontré depuis la motivation islamiste de cette jeune fille.

En septembre 2015, un Irakien de 41 ans en liberté conditionnelle après avoir purgé une peine pour appartenance à une organisation « terroriste », a été tué par la police après avoir blessé au couteau une policière à Berlin.

Et en août 2015, deux combattants germanophones revendiquant leur appartenance à l’EI avaient pour leur part menacé dans une vidéo l’Allemagne et la chancelière Angela Merkel.

Le pays a accueilli l’an dernier plus d’un million de demandeurs d’asile, dont un bon nombre fuyant les conflits en Syrie et en Irak. Cet afflux soulève de profondes inquiétudes dans la population, qui profitent à la droite populiste.

 

 

TV5MONDE

L’ONU craint que l’EI ne métastase en Libye

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Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est inquiété de ce que des cellules du groupe Etat islamique, chassées de leur fief de Syrte, ne s’implantent ailleurs en Libye ou en Afrique du nord.
M. Ban a fait état de ses inquiétudes dans un rapport confidentiel au Conseil de sécurité.  »Les pressions récentes exercées contre le groupe Etat islamique en Libye pourraient inciter ses membres, y compris les combattants étrangers, à se délocaliser et à se regrouper, en cellules plus petites et plus dispersées géographiquement, à travers la Libye et dans les pays voisins », écrit le secrétaire général.

La défaite de l’EI à Syrte « semble à portée de main », ce qui pousse de nombreux combattants à fuir vers le sud tout comme vers l’ouest et la Tunisie.  »A l’avenir, l’impact des combattants de l’EI éparpillés sur des groupes armés dans le sud pourrait devenir une source d’inquiétude », a souligné le chef de l’ONU. Syrte est considérée comme l’un des principaux bastions du groupe extrémiste en-dehors de la Syrie et de l’Irak. Les troupes libyennes loyalistes tentent d’en déloger l’EI depuis deux mois.
Selon le rapport, 2000 à 5000 combattants de l’EI, originaires de Libye, de Tunisie, d’Algérie, d’Egypte, mais aussi du Mali, du Maroc et de la Mauritanie se trouvent à Syrte, Tripoli et Derna.

Des dizaines de combattants tunisiens sont retournés dans leur pays avec l’intention de perpétrer des attentats, souligne encore le document confidentiel. Des fonds sont aussi envoyés à un groupe de djihadistes opérant dans le Sinaï. De plus, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), actif au Mali et dans tout le Sahel, se procure des armes, des munitions et trouve asile en Libye. Mokhtar Belmokhtar, le chef de Al-Mourabitoune, actif dans le Sahel, voyage très facilement en Libye et le chef de Ansar Dine, Iyad Ag Ghaly, a une base dans le sud du pays, souligne le rapport.

 

LE FIGARO /AFP

Nouvelles frappes de la France contre Daech

En décembre 2015, des avions de chasse de type Rafale sur le porte-avions Charles-de-Gaulle, en opération contre Daech au large de la Syrie.

La France a effectué deux frappes aériennes contre des positions du groupe Etat islamique au Proche-Orient après l’attentat de Nice jeudi soir, a déclaré ce matin le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

« Nous poursuivons l’action à l’extérieur contre Daech, là où est le creuset de Daech, en Irak et en Syrie », a-t-il dit à l’issue d’un conseil de défense à l’Elysée.  »Nos forces continuent à frapper, elles l’ont fait avant-hier, elle l’ont fait encore cette nuit pour contribuer dans la coalition à éradiquer définitivement le cancer de Daech », a-t-il ajouté sans autre précision sur les cibles.

C’était le troisième conseil de défense en quatre jours après l’attentat au camion de Nice, qui a fait 84 morts et plusieurs centaines de blessés. Cette attaque a été revendiquée samedi par le groupe Etat islamique mais pour l’instant l’enquête n’a pas permis d’établir de lien flagrant entre son auteur, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un Tunisien de 31 ans jusqu’ici inconnu des services de renseignements, et des organisations terroristes.

LE FIGARO

Le tueur de Nice : Bisexuel, obsédé et gérontophile

La police française a interpellé un homme de 73 ans, identifié comme le principal amant de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, auteur de l’attaque, jeudi dernier, à Nice.

 Lahouij Bouhlel

C’est ce que rapporte la presse française, précisant que le nom de nombreuses conquêtes féminines, mais aussi masculines, ont été identifiés dans le téléphone portable du conducteur du camion frigorifique, qui a foncé sur la foule, le soir du 14 juillet, à la Promenade des Anglais, faisant 84 morts de différentes nationalités, dont 4 Tunisiens.

Ce tunisien de 31 ans, originaire de Msaken, près de Sousse, s’était rendu en France, en 2005, après avoir épousé Hajer, sa cousine, une Franco-tunisienne avec qui il a eu 3 enfants. Mais depuis plus de 2 ans, le couple va mal et Mohamed Lahouaiej Bouhlel a multiplié les conquêtes des 2 sexes et mené une vie tumultueuse entre salles de sports et bars du quartier. «Ce terroriste peut être qualifié d’obsédé sexuel au regard des auditions de ses différent(e) s partenaires», indique le journal  »20 Minutes » citant un proche de l’affaire.

En Tunisie, le père du tueur, dont l’attaque a été revendiquée par l’organisation terroriste de l’Etat islamique (Daech), a indiqué aux médias que son fils est un non-religieux, devenu très violent suite à des troubles psychiques.

D’autre part, le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a indiqué ce matin, que «les liens entre le tueur de Nice et les réseaux terroristes et notamment l’Etat islamique ne sont, pour l’instant, pas établis par l’enquête», précisant tout de même que la psychologie Lahouaiej Bouhlel, qui témoigne d’un individu déséquilibré et très violent, pourrait l’avoir poussé à se radicaliser rapidement.

En effet, l’exploitation de son ordinateur a permis de découvrir qu’il consultait des sites de propagande de violences et de décapitations.

 

KAPITALIS

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